Introduction

Introduction
Je vais te passer les habituelles formules sur la sexualité, l'adolescence ... si tu es sur ce blog, c'est que tu te poses des questions! Que tu es attiré par une personne du même sexe que toi, que tu vis caché, totalement ou partiellement, que tu n'oses pas t'affirmer. Sache que tu n'es pas seul ...

J'ai 19 ans et j'assume mon homosexualité depuis quelques mois ... Je reviendrai là dessus en détail dans le prochain article. Ce blog est destiné à tous les jeunes (et moins jeunes) qui aiment des gens de leur sexe. Je côtoie tous les jours des jeunes homos, qui ne s'assument pas, qui vivent cachés derrière l'image hétéro, qui sont pris au dépourvu. Il existe bien entendu toute une série d'associations qui aident les jeunes sur ce point, mais il est parfois plus facile de se renseigner d'abord par soi-même, et d'avoir un contact avec d'autres jeunes qui sont dans la même situation. Je récolterai sur ce blog différents témoignages sur la manière de vivre son homosexualité, son coming-out, ... des témoignages de garçons, de filles, de personnes plus âgées. Une sorte de vue d'ensemble, pour aider ceux qui aimeraient s'assumer, s'ouvrir et vivre comme ils l'entendent. Je récolterais les témoignages au près d'amis, de centre de rencontre, et au près de toi, de vous.

Tout commentaire est le bienvenu, mais je me réserve le droit de les publier pour que les insultes ne fusent pas de toutes parts. Toute personne qui souhaiterait me contacter, pour une aide plus approfondie ou pour tout autre chose, peut prendre contact avec moi, soit par l'intermédiaire de ce blog, soit par mail onequeer@hotmail.com.

# Posté le samedi 15 juillet 2006 17:58

Modifié le samedi 15 juillet 2006 18:44

Mon témoignage

Le premier témoignage est bien entendu le mien.

Je m'appelle Jonathan, j'ai 19 et je suis gay. Vers l'âge de 15-16 ans, je me suis rendu compte que j'étais attiré par les mecs. Je savais que cela ne serait pas très bien pris dans mon entourage et j'ai donc pris sur moi. Je suis sorti avec une ou deux filles en 3 ans, mais rien de très sérieux. Des relations courtes, et sans expériences sexuelles. Mais j'avais besoin de parler, de sentir que je n'étais pas seul. Il était alors hors de question pour moi de prendre contact avec une association ou un groupe homo, c'était prendre trop de risques. J'ai donc commencé par aller sur caramail pour discuter avec d'autres jeunes qui avaient le même « problème ». J'ai rencontré un gay un peu plus jeune que moi, qui s'assumait complètement, et j'ai préféré garder contact avec lui par MSN que de continuer à aller sur des chats et forums, où il y a comme même pas mal de pervers ... Mais cette démarche n'a pas suffit. Je ne pouvais toujours pas me faire à l'idée que j'étais gay, je me dégoûtais !

Mais au mois de décembre de mes 18 ans tout a basculé. J'ai rencontré un nouveau garçon sur caramail. Je terminais mon premier quadri à l'université et je me préparais à ma première session d'exams. En une semaine, ce gars avait flashé sur moi. Moi je l'appréciais beaucoup, avait vu quelques photos mais sans plus ... Une semaine de plus et c'est moi qui tombais amoureux ... première fois que j'aimais un mec. On a très vite décidé de se rencontrer, pendant les vacances de noël. Voilà comment je suis venu à m'assumer, en moi-même.

J'ai alors commencé à en parler à mes amis, un par un. Ils l'ont tous super bien pris, contrairement à ce que je pensais. C'est sûr que ça fait un choc, que certains ont du y réfléchir, mais aucun ne m'a rejeté. Ensuite, j'en ai parlé à ma petite s½ur et, encore une fois, je n'ai eu aucun problème. Elle prend ma défense dès qu'elle le peut, protège les homos et tout ça ! Après 2 mois de rêves, mon copain m'a lâché. J'étais super mal comme tu peux t'en douter, et mes parents ne comprenaient pas ce qui m'arrivait. Ma mère m'a alors obligé à en parler ... le soir même elle en parlait à mon père, ma grand-mère, un oncle et une tante ... Je lui en veut , j'aurais préférer le leur dire quand j'aurais été prêt, et quand ils auraient été prêt !
La relation avec mes parents a fort changée. Je me suis éloigné d'eux, ils me faisaient des remarques pour me pousser à « redevenir » hétéro ... Ca se passait très mal, jusqu'au jour où j'ai tapé une crise. J'ai pris mes affaires et je suis parti de chez moi, laissant derrière moi mon journal (où j'avais tout écrit). Depuis notre relation s'améliore, ils ont compris que je ferrais ma vie avec un mec, pas une fille, mais que c'était comme ça que j'étais heureux. Ma mère rencontre mes amis gays, elle veut que je lui parle de ma nouvelle vie ... mais là, c'est moi qui ne suis pas prêt, j'ai pris un peu trop de distance par rapport à eux. Il faudra du temps pour refermer le fossé que j'ai mis entre nous.


Alors voilà, je crois que j'ai à peu prêt tout dit. Si jamais vous avez des questions sur ce témoignage, comme sur tout ceux qui vont suivre, n'hésitez pas à me contacter.

# Posté le dimanche 16 juillet 2006 08:21

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Voici mon témoignage tel que je l'avais écrit sur un forum gay. J'ai pensé que le remettre sur onequeer ne serait vraiment pas de trop. Il a été écrit il y a un an, alors que je vivais avec mon premier copain. J'ai aujourd'hui 24 ans, et je suis heureux de ma situation.

Je suis sincèrement indigné par le comportement certains parents, ils réagissent comme si l'homosexualité était une maladie!
Il est peut-être temps de vous raconter ma situation?
Quand m'en suis-je réellement rendu compte? Je pense que la puberté n'y est pas pour rien... Je dirais vers mes 14 ans, quand la voix est déjà enrouée comme si j'avais fumé des cigares depuis le berceau, après quelques petites expériences sans grande portée sentimentale avec des individus de la gent féminine, je commence à avoir de drôles de réactions quand je vois de beaux garçons. Réactions réprimées pour commencer bien sûr. Refoulement. Dès que j'entrevois un beau visage, masculin, je détourne le regard. Avec la rage contenue de ne pas pouvoir le regarder plus longtemps, par peur de me faire taxer de tantouze.
Ce refoulement a duré longtemps. Mais j'ai appris à la longue à regarder sans me faire voir, et j'y trouvais quelquefois (combien rares!) mon plaisir.
Et quand je dis longtemps... C'est seulement lors de mes études universitaires que je commence à m'assumer, mais c'est très ténu. Devinez sur quel site je me suis inscrit d'abord, il y a trois ans de cela: le célébrissime Rendez-vous... Je cherchais "Indifférent" pour "Divers": tout un monde de possibilités!
Et voilà qu'un gars m'aborde, vers mi-avril, avec un message qui m'invite à faire connaissance. Son profil me plaisait, et je parviens enfin à accepter qu'un mec puisse me plaire.
La ronde des messages commence. Les sms. Il me demande "Que cherches-tu exactement sur RV?" Et là je déballe tout. Et il me répond, avec des mots gentils. Ca vous est déjà arrivé de claquer 10¤ en une soirée, rien qu'en sms? C'est dingue comme on peut s'attacher à ces engins de communication.
Après (ou pendant?) les examens de juin, je lui propose qu'on se voie, simplement pour boire un verre. Il a n'a pas voulu tout de suite. En fait, depuis ce jour, depuis cette proposition de se voir, les messages ont diminué en chaleur, en fréquence. Au mois de septembre, il me propose qu'on échange des photos. Emporté par la joie d'avoir enfin de ses nouvelles, je n'hésite plus. Je lui envoie la mienne. Depuis ce jour, il ne m'a plus jamais rien envoyé. Il a une photo de moi, mais j'ai rien de lui. Il a de la chance que je ne l'aie pas trouvé, je lui aurais volontiers cassé le nez!
Entre-temps, deux de mes meilleures amies ont eu l'honneur de mon coming-out.
L'une l'a accepté tout de suite, "Que tu sois homo ou non, Tu restes le même." L'autre m'a posé mille questions, du genre "Tu es sûr? Que font des homos ensemble?" Elle ne voulait pas parler de ce qu'ils font dans l'intimité, mais dans la vie de tous les jours, et je dois avouer qu'à l'époque, j'avais du mal à trouver les réponses, vu que je n'avais encore aucune expérience!
Vous imaginez ma grande désillusion et ma colère toute contenue lorsque je n'eus plus de nouvelles de ce type de RV. Celle qui m'a questionné demandait des nouvelles, j'ai fini par lui dire que je ne voulais plus entendre parler de ce type, ni de ma sexualité. Et j'ai ignoré le site RV depuis lors.

De nouveau un refoulement. Ca a encore duré deux ans. Deux ans à observer les gens autour de moi, surtout les hommes. Je dois dire qu'à Bruxelles, et en particulier sur le campus, il y avait de ces canons!... Deux ans encore à refuser mon identité.
Pendant un an, j'ai côtoyé un ami qui le restera pour toute la vie, tant on a partagé d'émotions. C'est un étudiant Erasmus, de Barcelone, avec qui je parlais beaucoup, et on étudiait ensemble pendant les examens. Il était particulièrement charmant, et ce qui me frustrait, c'était son penchant très fort pour les filles. Il trouve que nos petites belges sont bien plus mignonnes, plus belles, voire plus chaudes que chez lui... J'ai fini par lui parler. Il sentait que quelque chose ne tournait pas rond chez moi, et il le sentait de manière croissante. A un point que tous les jours, il me demandait ce que j'avais.
J'ai donc fini par lui dire. Le premier mec à qui je l'ai dit de vive voix. Et qui plus est, un type dont j'étais presque amoureux. Il m'a dit que je devrais me laisser aller, courir à la rencontre des gens, parler avec eux, découvrir ceux qui pourraient être comme moi. Car le vrai problème, à l'époque, c'est que je ne connaissais PERSONNE dans la même situation que moi. Je l'ai écouté. J'étais dans le vague. Mais je n'ai pas réagi tout de suite, examens obligent.
Puis c'est la fin des exams, et mon meilleur ami catalan part. Je craque, je me sens terriblement seul, je vais chez une amie d'athénée avec qui j'ai gardé le contact, et j'ai tout déballé. Nouveau coming-out. Je commence à avoir l'habitude...
Et là, elle m'emmène sur Internet, et me crée un profil sur... RV! Ceci, c'est très récent, ça date de début juillet 2004. J'avais 22 ans... Et pas encore goûté à ce pour quoi la vie vaut la peine d'être vécue.

J'attrape quelques contacts. Je chatte un peu sur MSN avec l'un, avec l'autre. Puis un type me propose de se voir... Il a presque quarante ans. Je n'en étais pas amoureux, mais je voulais rencontrer quelqu'un qui s'affirme gay et parler avec lui. J'accepte. Bien m'en prit: il est maintenant un ami sur qui je peux compter. Je lui ai raconté tout ce que je viens de vous écrire jusqu'à présent. Il m'a corrigé: "Tu n'as rien à AVOUER, ce n'est pas un crime!" "Okay, disons que c'est plutôt un secret, que je dois confier à ceux à qui je fais confiance".
Je fais d'autres rencontres "physiques", c'est-à-dire autour d'un verre. Et bientôt je trouve mon homme, celui qui fait aujourd'hui battre mon coeur. Fin juillet.
Entre-temps, et depuis lors aussi, j'en parle un peu autour de moi, je fais mon coming-out à des amis qui comptent pour moi. Et tous m'ont répondu à peu près la même chose: "C'est drôle, on aurait jamais cru que tu le sois, mais si tu l'es, tu restes le même pour moi."
Aujourd'hui, avec le recul, j'ai un seul regret; ne pas l'avoir fait plus tôt. Parfois, une amertume me prend à la gorge, quand je fais défiler tous ces profils de 17-18 ans qui filent déjà le parfait amour... Si cet Espagnol n'avait pas croisé mon chemin, serais-je encore ce type aux obsessions refoulées, à la limite du timoré?

Mais aujourd'hui, je me pose beaucoup de questions quant au plus dur: si j'ai déjà fait mon coming-out avec des amis, qu'en sera-t-il de ma famille?
Ma mère, que j'aime beaucoup, a des opinions quelque peu définitives sur la chose, quand les sujets de l'actualité abordaient le mariage ou l'adoption. Elle émet son avis de manière si ferme, qu'elle m'en fait presque peur. Comment lui dire que son fils, seul et unique, fait partie de ces gens qu'elle critique si durement. Je crois que mon beau-père s'en doute, car il a repéré quelques traces des sites Internet un peu explicites sur la chose. J'ignore s'il l'a dit à ma mère, mais si c'est le cas, sans doute attend-elle que je le lui dise.
Mon père quant à lui, je ne sais comment le prendre. A vrai dire, je n'ai jamais eu de discussion très sérieuse sur ma vie affective avec lui. De plus, il est d'éducation catholique, et même s'il ne va plus à l'église le dimanche et s'il ne chante plus à la chorale, je suis convaincu que les bribes de la Bible parlant de Sodome et Gomorrhe ne sont pas sans signification pour lui. Ceci dit, je préfère attendre la fin de mes études, c'est-à-dire juin prochain, pour faire mon coming-out, et cesser de me cacher aux yeux de ceux qui m'ont vu grandir. Parce que c'est le jour symbolique du départ, de la prise d'envol pour une vie active ... et épanouie. Je ne veux pas leur laisser l'espoir d'un quelconque mariage heureux. Ce sont mes grands parents qui vont sans doute en prendre un coup, mais si ça doit faire mal, que ça le fasse maintenant.

Je vis à présent tous les jours dans l'appréhension de ce moment fatidique. "Maman, je suis gay." Quand vais-je lâcher ça? Comment?
Mais cette appréhension n'est pas trop étouffante, car j'ai mon homme, je l'aime et j'en suis très heureux. On a déjà fait beaucoup de choses ensemble, des voyages entre autres, on est comme un vieux couple, et cette solidité me redonne confiance. Et quelque part, je me dis: Zut! Mes parents n'ont pas leur mot à dire quant à ma sexualité. Ce n'est pas eux qui aiment à ma place. Je suis majeur et vacciné, et donc j'assume toute la responsabilité de mes choix.
Quelques uns parmi vous ont conclu que le coming-out est une affaire de choix personnel: on le fait ou on ne le fait pas, c'est une question d'équilibre avec sa propre conscience. Ma conscience est axée sur une valeur dont j'aurai beaucoup de mal à me défaire: la vérité. Mes parents doivent savoir, et se débarrasser de toute illusion quant à ma vie privée.
Jusqu'à présent, tout le monde a été beau, tout le monde a été gentil. Mais je ne me fais pas d'illusion pour le reste. L'ouragan n'est pas encore passé, les fondations du bien-pensant vont trembler chez moi.

Surtout, je veux encourager ceux qui sont jeunes et qui doutent encore que le bonheur soit possible: oui, il est possible, car il ne tient qu'à nous d'être heureux. Même si le contexte de vie n'en offre pas beaucoup de possibilités.
Le regard des autres, et en particulier des inconnus, n'a absolument aucun droit sur notre intimité.
Quant à ceux qu'on aime (amis et famille), il est sans doute nécessaire de leur dire, car on partage inévitablement une tranche de vie avec eux.
Pour qu'enfin, celui qu'on aime tout court (ou tout plein pour ceux qui préfèrent) puisse partager le bonheur, sans devoir le cacher, ni mentir.

# Posté le dimanche 16 juillet 2006 10:42

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Je me suis rendu compte vers 14 ans que les torses poilus me faisaient bien plus d'effet que les poitrines rebondies... Ayant une maman infirmière, une énorme encyclopédie médicale en 12 volumes trône dans une bibliothèque à la maison. En parcourant l'article "homosexualité", j'avais lu que tous les garçons passaient par une phase "du miroir" au début de l'adolescence, où ils sont attirés par des personnes du même sexe et explorent leur corps. Sur le coups, j'avais poussé un grand "ouf" de soulagement. 2 ans plus tard, je souffle mes 16 bougies, je suis toujours attiré par les mecs, et je me rends compte que je ne suis plus vraiment dans le "début de l'adolescence"...
Je me sentais mal à l'aise, je me disais "mais pourquoi moi? Pourquoi est-ce que ça tombe sur moi en particulier? J'ai rien fait! C'est pas juste!".
Avec le recul, je m'aperçois qu'il ne m'avait jamais éfleuré l'esprit à cette époque que l'on pouvait être heureux en étant gay, et qu'être pédé n'était pas quelque chose de dégradant.
Vers 17 ans, j'ai appris (toujours par l'encyclopédie médicale) que quand on est homo, on le reste. On ne change pas. Je me suis alors fait le constat suivant : soit je continue à me lamenter sur mon sort jusqu'à la fin de mes jours en vivant malheureux, soit j'essaye de m'accepter tel que je suis.
Comme je suis originaire de la région d'Arlon, le milieu homo, c'est un peu... enfin, il n'y a pas de milieu homo à Arlon. J'avais acheté le journal LuxBazard où on peut aussi bien trouver des annonces pour acheter des machines à laver que... des annonces de rencontre. Je me souviens que la plupart des annonces parlaient de sexe, ce qui m'avait un peu effrayé. J'ai répondu à la seule annonce qui ne parlait pas de sexe, et quelques semaines plus tard, je rencontrait le gars. Il avait 43 ans, j'en avais 17. ça a été le coup de foudre, il m'a appris à m'aimer en m'aimant, et tout d'un coup, pour la première fois, je ne ressentais plus de honte.
Malheureusement, pour justifier mes sorties, j'inventais des mensonges de plus en plus gros à mes parents. Si bien qu'ils ont fini par croire que je sortais avec une bande de voyoux... La situation était devenue telle qu'il a fini par être plus simple que je fasse mon coming-out plutot que de continuer à mentir. Ma mère avait au trois-quart deviné quand je suis venu les voir, et j'ai fondu en larmes. Ils l'ont assez bien pris, mais ça ne leur a quand même pas trop plû que je sorte avec un gars qui avait... leur âge!
Un an plus tard, j'ai rompu avec le gars, et je suis entré à l'unnif... depuis, j'évolue en permanence, mais si je m'assume maintenant, c'est en grande partie grâce à ce premier mec.
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# Posté le mercredi 19 juillet 2006 11:35

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Moi ça a commencé vers 11 – 12 ans en 5eme primaire, on était parti en classe de forêt avec l'école à Esneux je m'en souvient; et donc comme tout bonne classe de forêt c'est les filles dans un dortoir et les garçons de l'autre, et évidement les garçons prennent leur douche ensemble c'était genre toute des douches de vielles piscines dans la même pièce mais fermée; étant donnée qu'on était plus nombreux que le nombre de douche, on devait se mettre à deux par douche, j'étais très gêné de me mettre nu devant quelqu'un d'autre alors pour diminuer la gène j'ai très vite demandé à un copain de venir avec moi, pour pas me retrouver seul et avoir un gars que je connais pas comme « co-doucheur ».
Donc nous prenons cette douche à deux et à un moment je sens une main qui me caresse le dos et ensuite le bas du dos. Je me suis retourné vers le gars et j'étais tout gêné et je lui ai demandé d'arrêter. Chose qu'il a fait, maintenant avec le recule je le regrette mais bon j'étais jeune aussi je savais rien.

Puis les années ont passées me suis retrouvé à 13-15 ans là où les jeunes garçons sont en ébullitions hormonales et où leur esprit imagine moultes expériences plaisantes dans leurs têtes et toutes ces expériences avait comme sujet quelques camarades de classes; mais j'avais lu que c'était normal à notre âge, la peur de l'inconnu des filles, donc on se rabat sur ce qu'on connaît c'est plus rassurant...maintenant je suis toujours dans l'inconnu pour les filles.

Puis troisième secondaire j'ai quitté le Lycée pour aller dans une autre école, la plein de nouvelles têtes; personne que je connais, mais toujours les mêmes interrogations en moi, pas de comming out possible quelques filles avec qui je m'entendais bien m'ont demandé si j'étais gay, je suppose qu'elles se doutaient de quelques choses, enfin pendant cette période j'ai regardé du côté des filles pour faire comme mes potes, sans grand succès, déjà j'étais pas très « cool » comme mec et les filles de 16-17 ans ça sort pas avec des mecs de 16-17 ans mais avec des mec de 19-20 qui ont une voiture. Donc pas facile de trouver une copine et les filles qui me plaisait c'était inaccessible. Puis le secondaire s'est terminé et rien ne s'est jamais passé mis à part la frustration qui est restée et les fantasmes sur mes camarades de classes.

Le supérieur, je me suis dis un nouveau départ, et si je faisait mon coming out d'un coup comme ça on me connaîtra directement comme homosexuel et les gens avec qui je lierais contact seront au courant et si ça dérange les autre bah tant pis, mais mon meilleur ami fait ses études là aussi et évidement on se met dans la même classe, donc pas de coming out possible.
Faire sa première Sup. avec son meilleur ami c'est pas le bon plan si on veut bosser, évidement, plein de libertés personnel, retour à la ville. Ce qui devait arriver arriva, redoublement, lui arrête moi je continue, mais le problème c'est que j'avais fait d'autre copains pendant cette année, eux aussi recommencent, donc encore impossible de faire un nouveau départ, là une fille s'intéresse à moi, chose extraordinaire, on sort ensemble je suis même amoureux d'elle même attiré par elle, mais je me rend compte après 3 mois que je me leurre, on casse et voila ma première expérience avec une fille, ensuit annif d'une copine une fille me drague, mes potes : «wééé vas y » moi : « non, non » puis j'en ai marre je sort avec, je la quitte le lendemain matin seconde et dernière expérience avec une fille.
Première se passe je réussi les autres arrêtent l'école, je me retrouve seul en deuxième avec peu de copains, c'était l'occasion...mais non. Encore une année où je me fais des bons copains, c'est les gars qui sont plus que des copains mais pas au point d'être amis et de parler avec.
Deuxième difficile, mauvaise organisation de ma part, manque de travail, redoublement, encore une fois.
Seconde deuxième dans ces études de mec, une fille dans ma classe, petite blonde mignonne, gentille on se connaît pas mais comme on redouble on se mets ensemble entre redoubleurs. On sympathise et noël arrive.
J'en ai marre d'être seul, j'en ai marre de pas m'assumer, dépression de deux semaines, mais parents se demande quoi mais je les sais homophobe, je dors plus je perd 7kg, et je me dis « ho puis zut c'est pas une maladie je suis gay et puis merde » Coming out pour moi même.
Ce qui doit arriver arrive, un pote un gros lourd dis à mon amie «Hé il est amoureux de toi bla bla bla » c'est faut mais je deviens tout rouge, elle voit que je rougit, alors je me dis elle va se demander quoi, elle avait un copain dans l'école et pour pas créé de conflit je lui dis pour moi, pas facilement 30 min d'msn pour lui dire; Mais tout se passe bien. Alors j'ai cherché une association Gay sur Namur; je tombe sur le CHEN, je vais à ma première réunions, tout bizarre que des gens vont savoir que je suis gay surtout les garçons. Puis des choses se passe j'ai mon premier copain, ça c'est mal terminé, donc je passerais tout ça.

Je dis à tous mes amis ça passe bien chez tous, je dis à mes soeurs à des amis de mes parents pleins de monde, je m'assume, reste mes parents qui ne savent pas.

Maintenant j'ai un copain depuis bientôt 10 mois ça a pas toujours était facile mais on tient bon.
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# Posté le samedi 22 juillet 2006 14:04